Comment lancer une offre qui puisse faire face à celle de géants bien établis sur le marché ? Si ce n’est pas toujours facile, de nombreuses solutions voient le jour et entendent bien changer cette situation de monopole. Cet article retrace l’exemple de Qwant qui essaye de se faire une place aux côtés du géant de la plateforme Android Google.

La position actuelle de Google

Google est le leader mondial des moteurs de recherche. Le 18 juillet 2018, la Commission européenne le condamne à une amende de 4,34 milliards de dollars pour abus de position dominante. Décidé à ne pas se laisser faire, le géant américain a trouvé le moyen de faire payer à ses concurrents leur apparition sur son écosystème Android. En effet, le géant californien a mis en place une enchère qui a permis aux moteurs de recherche de grappiller 3 places dans le choix des utilisateurs, ce qui est perçu par beaucoup comme une vengeance.

Une mauvaise blague selon Qwant

Évidemment, la pilule a bien du mal à passer auprès des autres moteurs de recherche, certains d’entre eux crient même à la supercherie et au culot. Selon Éric Leandri co-fondateur et propriétaire de Qwant, premier moteur de recherche européen, Google essaye simplement de rattraper l’amende qui lui a été infligée par la Commission européenne. Pour ce dernier, il s’agit « d’une très mauvaise blague ». Selon ce dernier, ce sont les utilisateurs des moteurs de recherche qui doivent décider de celui qui leur convient le mieux. Il est parfaitement malsain d’avoir recours à une concurrence financière pour présenter ses concurrents.

La bonne méthode pour le patron de Qwant est celle déjà utilisée par Microsoft qui suite à une procédure similaire a donné la possibilité à tous ses utilisateurs de télécharger et d’installer un autre moteur de recherche. Par cette solution, de nombreux acteurs ont pu commencer à avoir un impact sur le marché du téléphone portable et commencer à apparaître dans le choix des utilisateurs. À titre illustratif, Qwant a par exemple pu grâce à cette méthode voir le nombre de ses utilisateurs sur mobile passer à environ 26 %, contre moins de 10 % auparavant.